La vitrine holographique fait voyager les sens

Le digital, source d’émotion ! C’est encore plus vrai avec les vitrines holographiques, comme l’explique Murielle Connan-Riviere, directrice de COMactive, spécialiste en la matière. Et c’est bien au travers de l’émotion que se fait la différenciation et la fidélisation client. Un discours qui parle aux cavistes.

A quoi sert une vitrine holographique ?

C’est une solution digitale différenciante, qui est source d’émotion car sublime le réel.

Comment ?
En mélangeant un objet physique (le produit lui-même en général) avec une holographie qui tourne autour de lui. Cette mise en scène génère un impact émotionnel plus important qu’une simple vidéo : mécaniquement, cela ouvre les yeux et l’esprit sur de nouvelles solutions et idées. A la clé plus de mémorisation et plus d’empathie à la marque. On peut même ajouter un dispositif olfactif. Typiquement, pour une marque de cognac, nous avions installé un détecteur de mouvement sur la vitrine et quand le visiteur s’arrêtait devant, une odeur était diffusée. C’est encore plus prenant car nous faisons appel à un sens supplémentaire.

En quoi cela répond aux attentes des cavistes ?

Ces professionnels, comme tous les commerçants, recherchent une solution digitale qui donne vie à l’identité du produit ou de la marque, donne une valeur ajoutée à ce qu’ils vendent, attire du monde en boutique et, qui, cerise sur le gâteau, nourrit les réseaux sociaux. Car les dispositifs holographiques créent à chaque fois des vitrines exceptionnelles et bon nombre de clients, impressionnés, veulent faire partager cette expérience. Du coup, bien souvent ils les prennent en vidéo pour les diffuser sur leur instagram. Cela amplifie la visibilité et la notoriété du caviste.

Enfin, la vitre holographique reste au service de l’humain. Elle engage le client, elle démarre en quelque sorte “la conversation” avec lui, et c’est le vendeur, une fois que le client a franchi la porte, qui poursuit l’échange. Parfois avec une autre vitrine holographique, plus petite en format PLV dynamique de magasin, comme ce qu’a fait la marque Cubanisto par exemple. Pour elle, nous avions animé des squelettes autour d’une vraie bière.

Comment les marques travaillent le brief ?

Nous leur demandons de le travailler le moins possible en fait. Tout simplement parce souvent les équipes réfléchissent en 2D. Or, nous concevons des animations en 3D. Nous nous contentons donc de leur demander de la documentation, des photos et des films pour nous imprégner de l’univers. A partir de là, notre directeur artistique va imaginer un scénario, qu’il va décliner en storyboard. Ensuite, pour la réalisation à proprement parler, il faut compter environ un mois.

Vous concevez vos vitrines, qui sont ensuite installées en vitrine. Cela impose-t-il quelques contraintes techniques ?

Il faut que la vitrine principale soit traitée anti-reflet. Et disposer d’un espace suffisant pour recevoir la vitrine holographique. C’est tout. Ensuite, l’installation est simplissime. Le caviste reçoit sa vitrine, il a juste à la poser dans sa propre vitrine.

En termes de coût, qu’est-ce que cela représente ?

Nous sommes bien moins cher qu’un film 2D car nous sommes sur du numérique et de la créa en studio. De plus, notre impact est bien plus fort et la marque peut déplacer autant de fois qu’elle le souhaite son dispositif. Par exemple, le placer dans un commerce à Opéra, puis à Madeleine et ainsi de suite. En fonction d’un planning d’animations par exemple. Nos premières réalisations démarrent à 1300 euros.

Quelle est la prochaine étape dans le développement de votre technologie ?

Nous envisageons de travailler le son. Dans ce sens, nous avons noué un partenariat avec une société qui propose des enceintes unidirectionnelles.